Primes

Franchise : quand une prime basse coûte plus cher

Économiser 80 € par an paraît attrayant jusqu'à ce qu'un dégât des eaux vous coûte 900 € de franchise au lieu de 250 €. Sur quelques années, « l'économie » a disparu.

Reconnaître la fausse économie

Prime basse et franchise haute sont souvent liées. Ce n'est pas un piège en soi — c'est un choix de risque. Le problème survient lorsque les ménages choisissent sans réserve, ou sans regarder les sinistres qui reviennent plus souvent : petites fuites, verre, dégâts de tempête sur accessoires de toiture.

Les franchises indicatives que vous voyez sur le marché se situent souvent dans une fourchette de quelques centaines à environ 1 000 €. Remplissez toujours vos vrais chiffres. La logique compte, pas le montant d'exemple d'un article.

Le seuil de rentabilité en un calcul

Divisez l'écart de franchise par le gain annuel de prime. Résultat : nombre d'années sans sinistre nécessaires pour être quitte sur un seul sinistre. Si ce chiffre est bas — et que vous avez une cave, de vieilles canalisations ou beaucoup de verre — la prime basse est plus risquée qu'elle n'en a l'air.

  • Notez le gain de prime par an (A)
  • Notez la franchise supplémentaire sur votre sinistre le plus probable (B)
  • Années de rentabilité ≈ B ÷ A
  • Comparez avec votre intuition sur fuites, tempête, verre

« La prime, vous la payez chaque mois ; la franchise, le pire jour. »

La liquidité compte plus que la théorie

Pouvez-vous libérer la franchise plus haute en deux semaines sans dette de carte de crédit ? Sinon, choisissez plus bas — même sur un marché locatif cher comme Bruxelles ou la périphérie flamande. Le confort n'est pas la même chose que survivre à un choc de cash-flow.

Franchise haute plus plafond bas

Cette combinaison est un double piège : vous payez d'abord beaucoup vous-même, puis butez encore contre un maximum. Vérifiez les deux en même temps dans les conditions. Demandez confirmation écrite si la brochure est floue.

Revoyez lors d'un changement de vie : nouvel enfant, réserve plus basse, rénovation fraîche, ou chômage dans le ménage. Ce qui marchait pour un double revenu sans enfants ne marche pas automatiquement pour un parent isolé. Recalculez à chaque lettre de reconduction.

Situations familiales qui font basculer le calcul

Un double revenu sans enfants peut porter une franchise plus haute. Une famille à un revenu, loyer élevé à Bruxelles, et maison ancienne avec risques visibles de canalisations souvent pas. Recalculez en cas de perte d'emploi, congé parental, ou juste après une rénovation coûteuse quand la réserve est basse.

Comptez aussi les « petits » sinistres : un bris de glace ici, une petite fuite là. S'ils reviennent tous les quelques années, une franchise haute mange systématiquement votre gain de prime. Notez dans votre dossier quels sinistres vous avez eus les cinq dernières années — même ceux que vous n'avez pas déclarés.

QuestionSi « non »
Puis-je payer la franchise en 14 jours ?Choisissez une franchise plus basse
Ma réserve est-elle rétablie après rénovation ?Attendez avant d'augmenter
Ai-je souvent de petits dégâts des eaux ?Franchise haute = risqué
Connais-je la franchise par garantie ?Demandez par écrit

Parlez avec des chiffres, pas seulement avec le feeling

Apportez votre calcul de rentabilité à l'entretien avec le courtier. Demandez s'il existe un milieu entre la franchise la plus basse et la plus haute. Et liez le choix à l'évaluation de l'inventaire : franchise haute + valeur d'usage + plafond bas est un empilement que vous devez vouloir porter par écrit.

Règle à emporter

Gardez la franchise sous ce que vous pouvez épargner ou libérer en environ deux semaines. Tout le reste est discussion de confort, pas de survie de la période de sinistre. Et ne rayez pas les dégâts des eaux pour baisser la prime — dans les logements belges, c'est rarement la bonne coupe.

Placez sur votre compte d'épargne ou de réserve au moins la franchise la plus haute que vous envisagez. Seulement ensuite signez cette franchise. Raisonner à l'envers — d'abord prime basse, on verra plus tard — est comment les ménages atterrissent en stress de liquidité le jour du sinistre.